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GENDERLESS IS MORE

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Faisons le point sur une des tendances les plus discutées du moment : pas de mode « sans genre». Simple tendance ou révolution de l’uniforme ?

Le terme no gender à l’intérieur du monde de la mode peut s’identifier très banalement avec la
création de collections qui peuvent être portées par les deux sexes. Plus nous creusons le sujet,
plus nous rencontrons des complexités à l’intérieur du phénomène qui cassent des conservateurs
de la société ne manquent pas de profiter aux théories homophobes et machistes.

Définir sa propre identité avec une liberté vestimentaire qui n’implique pas nécessairement de
mettre l’accent sur le genre d’appartenance n’est pas une grande nouveauté; si nous regardons en
arrière, nous nous rendrons compte de la transition de beaucoup d’ambiguïtés esthétiques qui ont
« confondu » les sexes depuis les débuts de notre société « civile » sans causer autant de
problèmes. Alors pourquoi fait-on tout ce bazar pour un phénomène simple d’habillement ?Pourquoi crier au scandale s’il s’agit seulement d’une évolution esthétique ?

La tendance unisexe développée dans les années 1960 et 1970 voyait dans l’acquisition
d’objectifs masculins de la part des femmes une possibilité d’émancipation et d’égalité, mais la
question du genderless n’a pas grand-chose à voir avec la révolution féministe.
La postposition du genre dans l’introduction de l’individu dans la société se prête à une évolution
sociale importante; le fait de ne pas utiliser l’identité sexuelle d’une personne comme principe de
différenciation pourrait vouloir signifier la destruction de beaucoup de discriminations liées à celle-
ci.

Il est bien sûr souhaitable que tout cela puisse représenter un pas en avant dans l’évolution des
droits civils et dans la liberté des êtres humains, en tenant toujours compte que nous n’aspirons
pas à une « neutralisation esthétique » radicale.

Après avoir émis l’hypothèse sur quelques aspects sociologiques dignes d’une analyse beaucoup
plus approfondie et avoir frisé une « querelle » que nous nous réservons d’examiner dans un autre
contexte, nous passons outre en exposant la théorie esthétique la plus simple et limpide dont on
se fiche depuis les révolutions :

la beauté n’a pas de sexe.

Par conséquent, pour rejoindre les opinions exprimées en mérite de quelques-uns des designer
les plus révolutionnaires de notre époque, (Alessandro Michele, Hedi Slimane) nous pouvons
affirmer que le phénomène sans genre peut être une lecture esthétique qui n’a rien de
provocateur, du moins pas intentionnellement.

La mode n’a pas nécessairement la séduction comme fin ultime et la recherche de la beauté ne
devrait pas être mise au service de stratégies commerciales ni di polémiques finies à elles-mêmes.

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